Dépendance Affective, Peur Du Rejet, Peur Des Autres (la ‘vie’ de Cécile)

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Cécile a peur; peur même avant d’avoir des raisons réelles d’avoir peur.

Depuis très longtemps, Cécile subit une peur qui a fini par transformer sa vie en un immense tas de merde. Pour tout vous dire, Cécile est incapable d’accepter qu’une personne qu’elle aime peu ou beaucoup l’ignore, s’éloigne d’elle ou ne l’aime plus. La simple pensée d’être rejetée la martyrise! Alors, lorsqu’elle aime, elle aime à la folie.

Il est inconcevable pour Cécile de déplaire à quiconque. Même si, intérieurement, elle peut très bien ne pas apprécier particulièrement une personne, dans les faits, elle ne ferait rien d’autre que de faire en sorte que cette personne l’aime et la considère. Cécile est donc devenue, avec le temps, une femme trop gentille et accommodante: celle à qui on demande tout et toujours parce qu’elle dit toujours OUI, celle qui encaisse tout de peur de faire du mal a quelqu’un ; elle est tellement gentille qu’elle en perd son identité et sa personnalité.

(-) Lorsqu’un collègue de travail paresseux la supplie de s’occuper d’un dossier à sa place, même si elle croule déjà sous le poids de son propre job, elle dit oui. Lorsqu’elle discute avec une amie au téléphone, il est impossible pour elle de rompre la conversation téléphonique en premier: elle attend que son interlocuteur le fasse.

(-) Lorsqu’elle reçoit une visite, il est impossible pour elle de demander à l’autre de partir pour pouvoir retourner à ses occupations: elle patiente que l’autre s’en aille d’elle-même.

(-) Lorsqu’elle se dispute avec une personne qu’elle affectionne, même si elle n’a pas tort, elle demande pardon. Son insistance à vouloir se faire pardonner ou à obtenir une réponse par courriel, téléphone ou SMS, est parfois si intense, que l’autre, franchement à bout de forces, ne peut plus la supporter et finit par la détester.

(-) Devant un inconnu, un ami ou un collègue de travail, avant même qu’elle ait le temps d’ouvrir sa bouche pour exprimer ses opinions propres et ses critiques, ses peurs l’en empêchent. Mentalement, elle se dit :

«Qu’est-ce qu’il va penser de moi, si je dis cette chose là. Il risque de mal le prendre. Il pourrait péter un câble ou penser que j’essaie de lui dire qu’il est nul.»

Le pire est dans sa relation amoureuse avec Marc. Cécile a constamment besoin que Marc lui prouve son amour. Elle ne supporte pas que Marc parle ou sourit à d’autres plus qu’à elle. Le moindre retard ou le moindre commentaire négatif, est interprété comme du rejet. Et lorsque Marc choisit de passer du temps avec quelqu’un d’autre qu’elle, c’est comme s’il lui envoyait délibérément une flèche en plein cœur. Pour elle, si Marc choisit de passer du temps avec une autre personne, c’est qu’il ne l’aime pas. Cette situation est tellement lourde à supporter pour Marc, qu’il a pensé utile de donner une pause à leur relation amoureuse. Le résultat est qu’actuellement, Cécile se retrouve seule, avec des angoisses énormes, surtout en soirée. Et, elle éprouve de la difficulté énorme à penser à autre chose qu’à Marc.

La peur du rejet, la peur de déplaire, la peur d’être mal jugé… Nous voilà très certainement devant les plus grands problèmes auxquels sont confrontés les dépendants affectifs: la foire aux angoisses et aux intenses sentiments de douleur !

Pour moi, avant, le rejet était ma bête noire. Lorsque cela m’arrivait, je ne fonctionnais plus du tout, et le reste de ma journée était vraiment foutue ! Plutôt que de tenter de mettre les choses au clair ou bien de vaquer à mes occupations, j’étais paralysé par un sentiment d’impuissance, de colère, repassant une centaine de fois le film de ce qui venez de m’arriver. À plusieurs reprises, mes peurs m’ont empêché de me lancer dans de nouvelles affaires, même si ces affaires, je les pensais profondément bonnes et profitables. Par conséquent, ces peurs constituaient un frein à la réalisation de mes projets de vie.

En langage mathématique, la peur du rejet d’un individu est proportionnelle à sa quête d’acceptation. Plus une personne craint le rejet, plus elle cherchera à se faire aimer. Inversement, moins une personne craint le rejet, moins elle cherchera à se faire aimer, et plus elle aura l’audace et la fierté d’être elle-même.

Toutefois, je précise que nous avons tous besoin d’amour et d’affection dans notre vie. Il est alors normal d’avoir, par moment, une petite frayeur qu’une personne que l’on apprécie ne soit plus là ou ne nous considère plus. Cette peur là, vous devez l’accepter. Il y a, disons, un phénomène neurologique qui fait que ressentir cette peur soit une réaction normale. Cette peur devient un problème lorsqu’elle gouverne excessivement la façon dont vous interagissez avec les autres: peur au point d’agir de façon non naturelle, peur au point de ne pas dire ce que vous ressentez, par exemple.

De façon caricaturale, la peur  »normale » de ne pas être accepté peut être représentée par une barrière en toile que vous pouvez facilement franchir. Tandis que dans le cas d’une peur excessive, vous êtes devant une barrière en béton quasiment infranchissable.

Avoir très peur du rejet, c’est vivre avec passivité, colère et rumination. C’est, en définitive, être à la merci des autres, être leur victime. Inutile de dire que la peur de l’opinion de l’autre n’a pas sa place dans une relation amoureuse, parce qu’une relation amoureuse est un INVESTISSEMENT. Vous investissez du temps, de l’énergie, une partie de votre vie… Alors, cet investissement doit vous rapporter quelque chose: un plus de bonheur dans votre vie, par exemple! Cela suppose que vous devez vous impliquer activement dans un échange avec l’autre, être honnête avec l’autre et l’écouter pour éviter les malentendus et de ne pas entrer dans le cercle vicieux du rejet et de l’apitoiement.

La véritable différence entre ceux qui supportent bien le rejet et les autres, réside dans le fait que les premiers possèdent une force intérieure supérieure. Je vais vous aider à acquérir cette force. Définitivement.

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