12 Années Perdues En 3 Secondes

Bonjour à tous !

L’autre jour, j’ai suivi sur la chaîne TQS le témoignage d’une ex-dépendante affective. Grosso modo, cette femme raconte avoir passé plusieurs années de sa vie avec un homme alcoolique et accroc aux jeux. 2 semaines après leur mariage, monsieur l’avait trompé. À 2 reprises, ils ont failli perdre leur toit, à cause du jeu. Pire, le monsieur ne reconnaissait pas qu’il y avait un problème et refusait d’aller chercher de l’aide pour leurs grosses dettes.

Malgré la souffrance, elle est restée accrochée à cet homme qui lui faisait vivre l’enfer.

Très intrigué, l’animateur de l’émission lui pose LA question:

«Mais ! Pourquoi vous restiez là ?»

Avec un air un peu gêné, elle avoue:

«…jouer à la sauveuse: essayer de sauver, de changer l’autre…»

Pendant 12 ans !!

LA MORALE:

Parfois, il nous arrive de nous embarquer dans des relations souffrantes le temps d’un « oui, je le veux comme époux » ou « oui, je la veux comme épouse ». On se sent tellement responsable du bonheur de l’autre qu’on en arrive à s’oublier. On néglige ses intérêts personnels et son épanouissement individuel, préférant jouer le rôle de super-femme ou super-homme. Jouer au missionnaire devient un 2ième métier: vouloir aider à tout prix et « être Sainte Marie-Thérèse ».

C’est ce qu’on nomme: syndrome du sauveur et cela est valable dans toutes les relations.

Il s’agit là d’un mécanisme compulsif par lequel on essaie de guérir, de sauver à tout prix un partenaire ou un ami. Cela même si cette personne n’est pas demandeur et même si elle ne souhaite pas changer ! Ces efforts sont donc vains car une personne ne change jamais tant que ce n’est pas elle même qui le décide.

Et devinez qui on veut sauver ?

C’est soi-même qu’on veux sauver et on fait le transfert vers l’autre. On essaie de « tuer » sa propre souffrance en s’occupant de celle des autres.

Et vous ?

Êtes-vous une personne qui « sauve trop » ?

Sentez-vous beaucoup trop le besoin d’aider, de rendre service à tout le monde et tout le monde à la fois?

Êtes-vous trop souvent attiré par les gens tristes, fragiles, faibles, alcooliques, boulimiques ou autres ?

Si c’est vraiment votre cas, je suis presque certain que vous mettrez un certain temps avant de l’admettre. Mais une fois que vous l’aurez admis, vous commencerez à faire votre analyse plutôt que celle des autres.

S’attacher à une personne qui vous fait vivre l’enfer et que vous pensez pouvoir sauver c’est comme essayer de sauver un noyé qui vous entraînerait dans sa noyade alors que vous-même avez besoin d’être aidé et de poursuivre vos objectifs de réalisation personnelle.

Pensez-y !

P.S.

Avec ce blog, je n’ai pas la prétention de vous sauver. C’est à vous de passer à l’action. C’est vous qui avez le plus de pouvoir pour transformer d’un sacré coup de maître ce que vous vivez aujourd’hui.

Pas moi.

Je ne suis là que pour vous assister et vous filer les outils, les trucs, les astuces… qui fonctionnent.

Si vous le voulez bien…

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Quand la route est remplie d’obstacles et que tu n’attends
aucun miracle, il est permis de t’arrêter, mais non d’abandonner.
Quand le succès te fuit et que le doute t’envahit, peut-être qu’à
ton insu tu es tout près du but. C’est quand tu as tout essayé
qu’il ne faut pas abandonner. (Anonyme)

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Une réflexion sur « 12 Années Perdues En 3 Secondes »

  1. Bonjour,

    super votre site!

    C’est pour moi une quête de vie de rechercher des solutions pour me comprendre… je bouquine sans arrêt pour mon développement personnel, je fais du sport, mange très équilibré, suis autonome dans ma vie professionnelle et personnelle, j’ai plein d’amis, une super famille et pourtant une force me pousse à baisser les bras quand un seul doute dans mon quotidien survient!

    On me dit toujours: ‘tu es belle, intelligente, intéressante, sportive, tu as tout pour plaire et pourtant tu es toujours célibataire »
    Je vais d’échec en échec dans mes relations amoureuses parce que je reproduis des schémas. Je me confronte à mes peurs, et je pannique, alors je fais tout pour rompre, et rendre impossible une relation.
    Je choisis aussi les mauvais garçons. Seulement, les autres ne m’intéressent pas…
    Et si jamais j’arrive à me guérir de toutes ces souffrances, ne vais je pas perdre le sens de ma vie qui tourne autour d’un mieux etre ?

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